Autour du banc du SVI pour ce spécial numérique, trois auteur·ices, et artistes
Femke, Lucy et Pierre : une autre fin de l’IA est possible !
Présentation
Les autocollants qui se trouvent au milieu de la version imprimée du numéro 131 du magazine ont été créés par Lucy PERINEAU et Pierre HUYGHEBAERT, en collaboration avec Femke SNELTING.
Lucy est autrice et micro-éditrice de bandes dessinées, illustratrice et traductrice. Elle est aussi membre d’un groupe de travail sur l’éthique numérique au sein de l’ENCC (European Network of Cultural Centres).
Pierre partage sa pratique avec le studio Spec uloos, le collectif de cartographie Bistre, l’association de graphistes chercheurs usagers de Open Source Publishing (OSP) et la collective de typographie inclusive Bye Bye Binary.
Lucy et Pierre ont écrit ensemble l’article «Pour une éthique digitale des organisations culturelles», présenté dans une version raccourcie dans ce numéro (p. 16), et collaborent depuis un an à une bande dessinée sur les machines génératives pour l’ENCC.
Les autocollants sont inspirés de discussions avec des collègues et des ami.es, ou de remarques qu’ils ont notées sur la façon dont l’arrivée de l’IA change le monde autour de nous. Ils ont choisi de mettre les phrases et expressions au temps passé, ce qui nous ainsi font subtilement imaginer un autre avenir numérique, un avenir qui est peut-être déjà là.
TITiPI (The Institute for Technology in the Public Interest)
TITiPI est une association basée à Bruxelles et active à l’échelle internationale. Elle examine de manière critique l’impact des infrastructures numériques sur la vie collective. En collaboration avec de nombreux groupes, elle crée des espaces de discussion et de recherche afin de questionner, réinterpréter et repenser les effets sociaux, politiques et matériels de la numérisation.
À travers la recherche et des pratiques para-universitaires, TITiPI explore notamment d’autres façons d’aborder la transition verte et numérique, comment les technologies numériques étendent les frontières et quels sont les outils dont nous disposons pour intervenir ensemble. TITiPI examine également les conséquences de la gouvernance numérique sur les pratiques solidaires de la vie associative.
L’association est ancrée dans des perspectives féministes, queer et intersectionnelles, nourries par la lutte anticoloniale, le crip-activisme, le matérialisme historique et la pratique artistique. Ses membres – militants, artistes, ingénieurs et théoriciens – sont basés à Bâle, Bruxelles, Londres, Amsterdam et Barcelone.
Pour ce numéro spécial, Jean Luc Manise a invité Femke Snelting, l’une des membres bruxelloises de TITiPI, à participer à la rédaction. Femke a suivi une formation en graphisme et organise aujourd’hui des méthodes, des situations et des pratiques qui vont à l’encontre de ce qu’elle appelle la « monoculture technologique » et le « régime du cloud ». Elle est également membre du conseil d’administration de Nubo, une coopérative belge qui offre des services numériques pour tous et toutes, locaux et open source.
Si vous souhaitez en imprimer ces autocollants par vous même vous pouvez télécherger ce PDF.